Mon existence poursuit sa course infernale vers le bout du n'importe quoi.

Mon existence poursuit sa course infernale vers le bout du n'importe quoi.
T'as gobé ? T'as gobé ? Qui êtes-vous ? Pourquoi on se parle à deux centimètres du visage ? Pouvez-vous me garantir que je ne r ê v e pas ? Est-il possible d'avoir une aussi jolie bouche de couleur rouge ? Réalisez-vous le risque que vous prenez en me faisant des compliments avec des yeux aussi bleus ? Pourquoi je moitise ma main dans la vôtre ? Pourquoi vos genoux me donnent-ils envie d'inventer des verbes transitifs ? Et d'abord qu'elle heure est-il ? Comment vous appelez-tu ? Est-ce que tu voulez m'épouser ? Pourrais-tu me dire où nous sommes en ce moment ? C'est quoi le Car-en-Sac que tu as mis sur nos langues ? Au bout de combien de temps on regrette d'être venu au monde ? Tu sais que t'as de beaux yeux tu sais ? Quand est-ce que tu m'embrasses ? Voulez-vous une autre Vodka ? Quand est-ce qu'on se réembrasse ? Tu veux enlever ton pull s'il vous plaît ? Tu veux combien d'enfants ? Et si on sortait prendre l'air ? On est déjà dehors ? On va chez toi ou chez moi ? Peut-on faire chauffer une cuillère maintenant ? Tu as une petite amie ? Que fait ce flic à nous regarder fixement ? Tu crois qu'on a bien fait de voler son képi ? Tu es sûr que les policiers courent moins vite que nous ? Elle est à toi cette moto ? Tu es certain de pouvoir conduire dans cet état ? Est-il légal de slalomer entre les camions à six heure du matin ? Demain fera-t-il jour ? La vie change-t-elle quand on change de ville ? Pourquoi cette place de parking porte-t-elle le numéro 1D6 ? Cela ressemble à "indécise", pas vrai ? Pourquoi ces néons blafards nous donnent l'impression de gambader sur la lune ? Faisons-nous vraiment ces bonds de six mètres ou est-ce une illusion ? Tu accepterais qu'on s'enferme aux chiottes pour que je baise ton visage ? Combien de temps dure la descente ? Notre amour survivrait-il sans substance chimique ? Que veulent dire les gens ? Qu'il n'y a pas de fuite possible ? Qu'on ne pourra jamais s'évader de soi-même ?
Combien de temps elle dure cette PUTAIN de pilule ?

# Posté le vendredi 13 mars 2009 17:07

Hole in my vain.

Hole in my vain.
Sexe, Drogue et Machiavélisme, mes degrés de péché. Je suis impure, une libertine. Je m'injecte une dose; le poison disparait de la seringue comme un trace de rouge à lèvres. Elocution si divine. Cette dégénérescence, cette masturbation mentale. Comportement de camée, je perds mes fringues, je perds mes capotes, je perds mon lubrifiant. Draguant des mecs pour m'éclater un peu. Je ne pense qu'à ma foutue gueule. Partenaire différent chaque nuit. Si narcotique, c'est pas permis. Quel pied, quel beau cul. Dopes, flingues, bordel dans les rues. Je n'ai jamais été fidèle. Je n'ai jamais été une personne de confiance. Borderline limite schizo. Et puis, je t'ai rencontré, encore plus machiavélique que séduisant, tu n'a jamais proferer une seule parole sans quelques projets malhonnête. Je n'aurais jamais pensé ressentir un tel désir. Je n'aurais jamais pensé que tu me ferais transpirer. Je n'aurais jamais pensé planer aussi haut. Je n'aurais jamais pensé que tu baiserais avec mon cerveau. Je n'aurais jamais pensé que tout ceci puisse expirer. Je n'aurais jamais pensé que tu briserais la chaîne. Je n'aurais jamais pensé avoir à me retirer, avoir à m'abstenir. Je n'aurais jamais pensé que tout ceci raviverait la flamme, colmaterait ma veine percée. Mais mon coeur est une pute, et tu lui loue ton corps. Je suis une camée, mon corps est cassé, le tien est courbé. Tu es mon jouet. Je serais la fin et le commencement, la raison de ta chute et l'excuse de ta dépravation.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 14:40

Modifié le mercredi 04 mars 2009 14:51

Black eyed

Black eyed
Tous les matins, j'ouvre les yeux et il faut que je me défonce avant de sortir. J'en roule un. Et puis un autre pour le p'tit déj. Des nuages brûlent tout autout et à l'intérieur de moi. Je bois un verre de Whisky; c'est comme respirer du méthane. Doucement, j'oublie le contact de la peau sur la peau; cela atténue la douleur mais cependant ne l'efface pas. Je suis bloquée entre vérité et mensonge, entre faire ou mourir; je me sens décharnée. Difficile de respirer, j'essaye encore et encore, bientôt je vais étouffer. Je me balance du point le plus haut, sans rien à quoi me cramponner. Allume donc le projecteur, droit dans mes yeux. Regarde ma gueule, regarde mon putain de regard : comme une victime de la route, je suis paralysée. Mon regard est décharné. Je suis un putain de mensonge au regard triste. Je sais, le passé me rattrapera même si je cours plus vite. Tu ne vois donc pas à travers mon déguisement ? En réalité, j'me sens comme une connasse. La seule voie possible c'est de tomber encore plus bas. Tu n'as jamais vu à quel point j'étais seule. Et là, maintenant, j'attends le docteur. Ce connard me fait patienter. Le sang dans mon cerveau. La douleur dans ma poitrine. La fumée dans mes poumons. La dope dans mes veines. Le whisky dans mon bide. Je vomis du spleen et je recrache de la poussière en permanence.

Je glisse lentement hors de votre portée
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# Posté le mardi 03 mars 2009 07:29

Honey, I want you to be mine !

Honey, I want you to be mine !
Corps en exil qui se trahit. La nuit est un atout. Noeud de désirs qui se délie au rythme de mon pouls. Mes doigts jouent les interdits. Au son de l'âme qui se bafoue, mon envie n'est travestie que pour la rougeur de ses joues. Glisser sur son hait de chair. Entrer au fond de sa tanière et y puiser tous ses mystères. Par les deux anses j'ai pris l'amphore que mes lèvres cherchaient. J'ai tari le feu de son corps. Son souffle s'est apaisé. Je l'ai goûtée pore à pore. Sa peau avait un goût salée. Si je m'endors sans un remord c'est que je rêve en secret. Soupirs soufflant sur ses paupières. Rien de pervers. Juste envie de chimère de chair.

Ca me tue, ca m'étrangle et ca me tord de douleur; je te veux maintenant, donne-moi ton corps et ton âme; je veux le plein contrôle.

# Posté le jeudi 19 février 2009 14:16

Tu es l'enfer de ma pècheresse.

 Tu es l'enfer de ma pècheresse.
Dans la vie, seul le contexte semble compter. Ainsi un type assis sur un banc, les cheveux longs et sales, mal habillé, et vomissant de l'alcool est sans doute un SDF un p'tit peu éméché. Alors que dans une soirée, un type, les cheveux longs et sales, mal habillé, affalé sur une banquette, et vomissant de l'alcool est quelqu'un de branché. Mais rien n'est réel, "je" n'existe pas, tu n'existes pas, et la vie c'est quoi ? Rien n'existe, nous faisons tous parti d'un putain de rêve à la con : celui d'un chien. Et ce que les médecins nous cachent, c'est que nos coeurs sont pleins de vide. Alors surtout, ne nous appelons pas "frères", cela augmenterait les fratricides. Et les historiens se trompent et cherchent des causes compliquées aux guerres alors que depuis nos balbutiements, il n'y a que des batailles d'égo. Certes, nous pouvons l'inscrire dans des chartes ou des conventions, pourtant je n'ai pas l'impression que nous voulions tous être égaux. J'ai trouvé comment être la personne la plus riche de toute l'humanité : il suffit que j'invente le fer à repasser les égos froissés. Telles des toupies maléfiques, le destin des êtres humains est de tourner. Tout le monde a son ticket pour le manège des vanités.

# Posté le samedi 07 février 2009 14:01